Quoi de neuf pour le bilan de compétence depuis la mise en place du CPF ?

La réforme de la formation professionnelle initiée par la loi « liberté de choix de son avenir professionnel » de 2018 a apporté son lot de nouveautés pour le bilan de compétences. En apparence, ces nouvelles mesures qui portent sur le financement, la qualité et le process administratif ont pu sembler des « ajustements ». Mais au fond elles bouleversent radicalement le bilan de compétences obligeant les opérateurs à en adapter le contenu comme la finalité. Comme toujours, il y a du bon et du mauvais. Et bien sûr les avis sont partagés. L’objectif de cet article n’est pas de débattre mais de faire le point sur la manière dont le bilan de compétences a évolué et d’imaginer comment il continuera à s’adapter à ce nouveau contexte législatif.

CPF : le financement éclair du bilan de compétence

Partant du constat que les budgets CPF confiés aux OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé) n’étaient pas intégralement consommés, le gouvernement a cherché à simplifier la procédure de demande de financement en mettant en place le site internet et l’application moncompteformation.gouv.fr.

Le bilan de compétence sans les OPCA

Ainsi depuis le début de cette année, les OPCA/OPCO (Opérateurs de compétences) ont transférés la gestion du CPF (Compte Personnel de Formation) à la Caisse des dépôts et consignation. Alors, qu’il fallait présenter un dossier à son OPCA et patienter plusieurs mois pour l’obtention d’une prise en charge de son bilan de compétences. A présent, il suffit d’ouvrir son compte CPF sur moncompteformation.gouv.fr et de s’inscrire au bilan de compétences choisi. En quelques clics et sans démarche administrative particulière, il est possible d’utiliser son budget CPF pour son bilan de compétences. Nous avons compté qu’il faut en moyenne 1 minute pour acheter un bilan de compétences !

L’expertise de nouveau au coeur de notre pratique

Et pour nous gestionnaires de centres de bilans de compétences, qui dit moins d’administratif dit plus de temps pour la formation des consultants et l’amélioration du contenu et des outils du bilan. Enfin, il est possible de se concentrer sur l’essentiel : toujours mieux aider nos clients dans la gestion de leur carrière. Les centres de bilan de compétences ont donc, pour certains, déjà pu se consacrer à la mise en place d’outils digitaux.

Plus de bénéficiaires du CPF = plus de bénéficiaires du bilan de compétence

Seuls les salariés du secteur privé bénéficiaient du CPF avant 2018, ce qui était injuste et pénalisant pour les autres catégories : demandeurs d’emploi, fonctionnaires, salariés en arrêt maladie. La réforme de la formation professionnelle devrait permettre à « tous les actifs » de s’orienter, de se former ou d’obtenir un diplôme par la VAE.

Les demandeurs d’emploi autonomes dans la gestion de leur carrière

Ainsi, les demandeurs d’emploi ont la possibilité depuis cette année de choisir et de financer un bilan de compétences grâce à leur CPF. Et cerise sur le gâteau : début juillet, une nouvelle fonctionnalité sur mon compte formation permet désormais de faire une demande en ligne de budget complémentaire à Pôle Emploi.

Les abondements : de nouvelles sources de financement pour le bilan de compétence

A partir de septembre 2020, ce sont les entreprises qui pourront compléter le budget CPF de leurs salariés et ainsi participer au financement des bilans de compétences des collaborateurs. Les employeurs pourront réaliser cette opération soit en fonction d’accords d’entreprise bénéficiant à certaines catégories de salariés ou pour financer un projet professionnel individuel.

Les changements de carrière pris en compte

Les fonctionnaires ne peuvent toujours pas utiliser leur CPF via l’application Moncompteformation. Pour le moment, le budget est géré par leur structure. Toutefois, leurs heures peuvent être converties en euros lors d’un passage au secteur privé. Et inversement, un salarié du secteur privé intégrant le secteur public peut convertir son budget en heures.

L’efficacité du bilan de compétence devient une exigence

Devenu un client et non plus le bénéficiaire d’un bilan de compétences financé par un OPCA ou le Fongécif, nous avons constaté en 2020 que les personnes accompagnées avaient revues leurs attentes. En effet, la satisfaction d’avoir obtenu la prise en charge du coût de son bilan faisait souvent oublier les éventuels défauts de la prestation. A présent, le bénéficiaire étant aussi le payeur, il se comporte en client qui choisit, compare, exige un résultat, pose ses attentes, réclame des avantages, … Et c’est bien normal, sachant que le bilan de compétences coûte en moyenne 2.000 € et qu’il faut environ 4 années de droit CPF pour se l’offrir ! que de surcroît son résultat conditionne une carrière professionnelle ! L’enjeu est de taille et nécessite un choix averti. Lire également « Comment choisir son centre de bilan de compétences« .

Avec la mise en place de l’évaluation des actions de formation en fin d’année sur Moncompteformation, la satisfaction du client va devenir une priorité pour les centres de bilan de compétences. Répondre aux attentes, s’adapter aux besoins tant en proposant de nouveaux outils que de nouveaux services, c’est l’enjeu du bilan de compétences 2020 qui entre enfin dans une nouvelle ère !

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